Bonne année 2018 !

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La filière laitière : un laboratoire des annonces EGA

Mercredi 11 octobre, Emmanuel Macron a prononcé un discours à Rungis pour faire un premier bilan des États généraux de l’alimentation. Les mesures annoncées par Emmanuel Macron et le ministre de l’Agriculture sont déjà mises en oeuvre ou en cours d’élaboration depuis la création de l’AOP Sunlait en 2016.

Revoir le discours d’Emmanuel Macron > Visionner en ligne

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EGA : Renforcer le rôle des OP

En août 2017, l’AOP Sunlait a été invitée à apporter sa contribution à l’atelier 5 des EGA en tant qu’organisation économique mais aussi comme représentant d’agriculteurs chefs d’entreprises, investis dans la recherche de solutions co-construites et innovantes pour la pérennité des filières agro-alimentaires françaises.
Nos propositions portent en particulier sur le renforcement du rôle des Organisations de producteurs, la contractualisation et le développement de l’esprit filière.

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Les marchés s’emballent un peu comme les températures du moment !

L’actualité de ces derniers jours montre l’impatience et l’urgence bien légitime des producteurs de lait au vu du renversement des marchés !

On ne peut que se réjouir de l’annonce des prix du lait qui vont être pratiqués à partir de cet été et qui sont amenés à perdurer sur le second semestre 2017.

Le constat est bien là : les méthodes de calcul du prix imaginées  par l’interprofession en 2009 ont vécu .

On ne pourra pas toujours expliquer aux producteurs d’attendre l’effet des tunnels pour profiter de la hausse du prix du lait. On ne pourra pas toujours expliquer aux producteurs que le prix du lait est uniquement lié au prix des matières premières sur le marché mondial quand une partie du lait est transformé et consommé sur le marché intérieur. On ne pourra pas toujours expliquer aux producteurs que c’est l’offre et la demande qui font le prix du lait sans tenir compte du coût de revient de la matière première lait. On ne pourra pas toujours ignorer les valeurs non marchandes de notre lait.

Une nouvelle ère commence, la loi Sapin 2 nous invitants à mener avec nos différents clients l’élaboration d’une nouvelle formule intégrants notamment les coûts de productions.

Nous devons tous acteurs de la filière, saisir l’opportunité d’être novateur pour intégrer de nouveaux indicateurs la liste n’étant pas exhaustive !

C’est le meilleur moyen de mettre en avant les points à partager avec nos clients à savoir : le partage du risque, la répartition de la valeur, la réactivité, la transparence, la communication au près des consommateurs en deux mots la responsabilisation de l’économie laitière  !!

L’aboutissement de cette nouvelle formule doit apportée un vent de modernité, le contrat gagnant-gagnant !

C’est à ces conditions que les producteurs demain pourront avoir une vision d’avenir, faire leurs choix.

Vincent Leblond

 

Journée mondiale du lait : Levons nos verres à ceux qui font le lait

L’ « or blanc » est célébré aujourd’hui partout dans le monde. C’est l’occasion de rappeler que le lait est une production agricole de premier plan en France et que la filière laitière française dispose de nombreux atouts…

Les conditions pédo-climatiques de notre pays sont propices à l’élevage laitier. Les producteurs de lait français ont un véritable savoir-technique et ont développé des systèmes compétitifs structurant pour les territoires ruraux et répondant aux attentes sociétales.

Le secteur de la transformation est particulièrement dynamique par un maillage de grands groupes internationaux et de PME, l’ensemble développant des produits de haute qualité réputés dans le monde entier et bénéficiant d’une bonne image auprès des consommateurs.

Mais l’ « or blanc » n’est pas de l’or pour tout le monde.

Au regard de ces nombreux atouts, un paradoxe inexplicable subsiste en effet : à l’amont de la filière, les producteurs laitiers ne dégagent un revenu ni suffisant ni stable. Malgré la compétitivité avérée des systèmes, la rentabilité des exploitations est trop souvent réduite à néant mettant en péril l’équilibre tout entier d’une filière qui, pourtant, a tout pour réussir…

Visiblement, quelque chose ne fonctionne pas. L’amont de la filière est l’amortisseur des fluctuations du marché mondial, livré à une précarité très éloignée du niveau de valorisation et de la stabilité du marché intérieur.

Le candidat Macron a bien relevé ce dysfonctionnement, faisant du prix payé au producteur une priorité de son programme agricole. Les prochains Etats Généraux de l’alimentation ne manqueront sans doute pas d’interroger et de résoudre ce paradoxe.

 Il est temps en effet de questionner l’ensemble des acteurs sur la répartition de la valeur et le partage des risques au sein de la filière.

Il est temps de rénover les relations entre les différents maillons de la filière et d’inventer un nouveau pacte alimentaire, durable et responsable, du producteur au consommateur.

Les Organisations de Producteurs sont les acteurs économiques légitimes des relations contractuelles entre les producteurs et les transformateurs laitiers. Elles sont les maîtres d’oeuvre de la négociation collective.

A ce titre, les OP et AOP sont et seront, demain plus encore, les chevilles ouvrières des nouveaux partenariats dans la chaîne de valeurs. Elles auront un rôle central dans le renouveau de la filière.

L’engagement politique pour accompagner le renforcement du pouvoir de négociations des OP et leur meilleure représentation dans les instances françaises et européennes est un préalable et  une conditions sine qua non d’une filière saine et équilibrée.

Nous, producteurs adhérents de l’AOP Sunlait, sommes prêts à prendre part aux débats !

Nous sommes prêts à relever le défi d’une filière vivante, transparente et responsable !

                                                                                                              Denis BERRANGER , Président de Sunlait