Les marchés s’emballent un peu comme les températures du moment !

L’actualité de ces derniers jours montre l’impatience et l’urgence bien légitime des producteurs de lait au vu du renversement des marchés !

On ne peut que se réjouir de l’annonce des prix du lait qui vont être pratiqués à partir de cet été et qui sont amenés à perdurer sur le second semestre 2017.

Le constat est bien là : les méthodes de calcul du prix imaginées  par l’interprofession en 2009 ont vécu .

On ne pourra pas toujours expliquer aux producteurs d’attendre l’effet des tunnels pour profiter de la hausse du prix du lait. On ne pourra pas toujours expliquer aux producteurs que le prix du lait est uniquement lié au prix des matières premières sur le marché mondial quand une partie du lait est transformé et consommé sur le marché intérieur. On ne pourra pas toujours expliquer aux producteurs que c’est l’offre et la demande qui font le prix du lait sans tenir compte du coût de revient de la matière première lait. On ne pourra pas toujours ignorer les valeurs non marchandes de notre lait.

Une nouvelle ère commence, la loi Sapin 2 nous invitants à mener avec nos différents clients l’élaboration d’une nouvelle formule intégrants notamment les coûts de productions.

Nous devons tous acteurs de la filière, saisir l’opportunité d’être novateur pour intégrer de nouveaux indicateurs la liste n’étant pas exhaustive !

C’est le meilleur moyen de mettre en avant les points à partager avec nos clients à savoir : le partage du risque, la répartition de la valeur, la réactivité, la transparence, la communication au près des consommateurs en deux mots la responsabilisation de l’économie laitière  !!

L’aboutissement de cette nouvelle formule doit apportée un vent de modernité, le contrat gagnant-gagnant !

C’est à ces conditions que les producteurs demain pourront avoir une vision d’avenir, faire leurs choix.

Vincent Leblond

 

Première Assemblée générale Sunlait

L95159’AOP Sunlait a tenu sa première Assemblée générale à la Maison de Lait jeudi 06 avril 2017 depuis sa reconnaissance officielle le 25 octobre 2016.

Lors de la matinée à huis clos, chacun a pu se rendre compte de l’ampleur du travail fourni en une année : 21 Conseils d’administrations, 12 bureaux, plus de 100 heures de réunions téléphoniques et des centaines d’heures de travail en commissions et groupes de travail; tout ça grâce à l’implication de plus de 70 personnes.

L’après-midi était ouverte sur invitation avec l’intervention de Me Brigitte Misonne de la Commission européenne. Elle nous a ouvert beaucoup de perspectives intéressantes et de futurs chantiers.

Merci à chacun des participants. L’esprit Sunlait est là et sera toujours là : c’est la force d’un collectif soudé réparti sur tout le territoire français.

Sunlait va poursuivre son travail et est plus que jamais engagé dans ses missions de négociation au service de ses adhérents ! En attendant la prochaine Assemblée générale, continuez à nous suivre sur notre site et réseaux sociaux …

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Assemblée générale Sunlait

L’assemblée générale de Sunlait aura lieu le 6 avril 2017 à la Maison du Lait. A cette occasion, madame Brigitte Misonne, fonctionnaire de la Commission européenne interviendra sur le thème “Quel champ d’action pour les OP dans  le droit européen?”.

*Cette AG est uniquement réservée aux membres du conseil d’administration de Sunlait sur carton d’invitation.

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Aux futurs producteurs de lait…

J’ai été invitée à présenter le rôle des organisations de producteurs devant le certificat de spécialisation lait proposé par le CFPPA de Laval. Je tiens tout d’abord à remercier les jeunes et le centre de formation pour leur accueil.

Difficile de faire comprendre que nous sommes entrés dans une nouvelle ère :

  • Le producteur de lait est un chef d’entreprise

«  Le métier de producteur de lait que vous envisagez, ne se cantonne plus à la traite et aux heures de tracteurs. Il faut que vous vous intéressiez à comment va être commercialisé votre lait. Il faut vous ouvrir à l’extérieur et sortir de votre ferme. Vous deviendrez des chefs d’entreprise, ne l’oublier jamais »

  • Qu’est-ce qu’une OP, une AOP ?

Nous avons donc échangé sur le rôle des OP, sur le rôle des AOP. Je leur ai présenté l’OP Perreault adhérente à l’AOP Sunlait. Nous avons avec Perreault un historique de groupement depuis 1962, donc de discussions avec notre acheteur de lait. Par contre la formation de l’AOP Sunlait est issue de la rencontre des différentes OP verticales livrant Savencia. Il nous a fallu apprendre à nous connaitre et apprendre à travailler ensemble avec parfois près d’un millier de kms entre nous. C’est une ouverture enrichissante sur le paysage laitier français.

Étonnant pour eux de penser que les producteurs peuvent travailler en commun sur des sujets tel que :Le juridique (écritures à modifier dans les contrats),

-L’économique (comprendre comment est calculé le prix du lait mais aussi comment valoriser notre façon de travailler),

-La négociation (apprendre à discuter avec notre partenaire acheteur en direct au nom des 2600 exploitations),

-La communication (se réapproprier notre image)

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  • Pourquoi ai-je intérêt d’adhérer ?

Une nouveauté pour eux de se dire que oui, nous les producteurs de lai, ensemble nous pouvons devenir maîtres de notre destin. Avec 400 000 litres qu’est-ce que je représente à l’échelle de ma région ? Pas grand-chose mais à 2600 producteurs et 1,2 milliards de litres sur tout le territoire français on peut agir. Pour cela il faut que chacun se sente responsable. Pensez-vous qu’après 20 ans d’activité, je peux avoir les mêmes objectifs que vous qui allez démarrer votre vie professionnelle ? Engagez-vous. Qu’est-ce que une demi-journée par trimestre donnée pour un conseil d’administration d’OP  si vous pouvez œuvrer pour assurer la vie économique de l’entreprise que vous allez gérer ?

  • Les changements

Alors, bien sur l’ère des quotas semble ne pas être complètement oubliée :

 Pourquoi mutualiser les volumes ? Pour que certains dépassent allègrement sans être pénalisé ?  Non, pour te permettre d’être maitre de tes choix dans la manière de gérer ton troupeau : il y a des pourcentages de production à respecter dans ton contrat certains souhaitent plutôt faire du lait à l’herbe, d’autres grouper les vêlages sur 2 ou 3 mois, d’autres aussi étalent leurs vêlages sur l’année et bien ensemble nous respectons le contrat.

  • Les OP et le syndicalisme

Une question leur a semblé difficile à poser c’est le rôle du syndicalisme dans les OP. Pour moi, nous sommes partenaires dans la défense des producteurs. Effectivement, ce sont les OP qui ont désormais le pouvoir de négocier le prix du lait avec l’acheteur. Le syndicalisme est un choix personnel qui se respecte mais qui n’est pas un préalable à l’adhésion à une OP. L’un n’empêche pas l’autre.

Merci au CFPPA de Laval de m’avoir permis d’expliquer à ces étudiants en certificat de spécialisation lait, futurs producteurs de lait le rôle du collectif des OP .

Merci aux jeunes pour leur intérêt apporté à mes propos. J’espère que je leur aurai donné l’envie d’être acteur de leurs projets futurs.

Marie-Laure Bechepois, OP Perreault 

Aide de trésorerie de 1 000 € aux producteurs de lait de vache

Les producteurs de lait qui n’ont pas reçu de courrier de France Agrimer au 31 décembre 2016 dans le cadre de la procédure simplifiée, peuvent déposer une demande d’aide auprès de leur DDT(M) jusqu’au 28 février 2017.

Attention: seules les OP peuvent délivrer une attestation.

Comment cela va se passer ?

Les demandes d’aide doivent être effectuées à partir de l’imprimé Cerfa n°15653*01, disponible sur le site de FranceAgriMer (http://www.franceagrimer.fr/filiere-lait), qui doit être transmis avec les pièces justificatives nécessaires, aux DDTM concernées dès lors que les conditions suivantes sont remplies :

  • avoir livré du lait de vache à un acheteur, sans quantité minimale au mois de juillet 2016. Pour les nouveaux producteurs installés en production laitière après juillet 2016 et jusqu’au 31 décembre 2016 : justifier de livraisons de lait de vache après leur installation.
  • être répertorié au répertoire SIREN de l’INSEE par un numéro SIRET actif au moment du dépôt du dossier (de demande et de paiement),
  • ne pas être concerné par une procédure de liquidation judiciaire.

Le dossier sera examiné au regard de deux critères d’éligibilité :

  • Critère 1 : présenter une baisse d’EBE supérieure ou égale à 20%. Les nouveaux producteurs laitiers installés, avec ou sans aides, en 2015 et 2016 (donc installés depuis le début de la crise) en individuel ou en société sont exonérés du respect du critère 1.
  • Critère 2 : (un des quatre critères doit être justifié) :

–  être adhérent d’une OP reconnue ou d’une coopérative en juillet 2016 ou au plus tard au moment de la demande d’aide ou,

– justifier d’une démarche visant à développer l’autonomie fourragère de l’exploitation ou,

– disposer au 01/10/2016 de 30 vaches mixtes ou laitières au plus avec l’application de la transparence des GAEC ou,

– avoir stabilisé ou réduit la production de lait de vache sur la période de janvier à octobre 2016 par rapport à la même période de 2015, sur la base des volumes livrés à des acheteurs. Pour les nouveaux producteurs de lait, des dispositions spécifiques s’appliquent.